Grand vestibule, réception et grand escalier, Palais Garnier

L’intérieur comprend des couloirs, des cages d’escalier, des alcôves et des atterrissages imbriqués, qui permettent le déplacement d’un grand nombre de personnes et un espace de socialisation lors de l’entracte. Riche en velours, feuille d’or, chérubins et nymphes, l’intérieur est caractéristique de la somptuosité baroque.

Le bâtiment comporte un grand escalier de cérémonie en marbre blanc avec une balustrade en marbre rouge et vert, qui se divise en deux volées d’escalier divergentes menant au Grand Foyer. Son design s’inspire du grand escalier de Victor Louis pour le théâtre de Bordeaux. Les socles de l’escalier sont décorés de femmes torchères, créées par Albert-Ernest Carrier-Belleuse. Le plafond au-dessus de l’escalier a été peint par Isidore Pils pour représenter Le triomphe d’Apollon, L’enchantement de la musique déployant ses charmes, La Minerve combattant la brutalité surveillée par les dieux de l’Olympe et La Ville de Paris recevant le plan du nouvel opéra. Lorsque les peintures ont été fixées pour la première fois deux mois avant l’ouverture du bâtiment, il était évident pour Garnier qu’elles étaient trop sombres pour l’espace. Avec l’aide de deux de ses étudiants, Pils a dû retravailler les toiles alors qu’elles étaient en place au plafond et, à l’âge de 61 ans, il est tombé malade. Ses étudiants ont dû terminer le travail, qui a été achevé la veille de l’ouverture et l’échafaudage a été enlevé.

Grand vestibule
Les marches et la galerie de l’entrée principale mènent à un premier berceau à vestibule cintré. Quatre grandes sculptures en pierre attirent immédiatement le regard. A l’effigie des grands compositeurs des xvii et xviii e siècles, ils représentent une échelle plus large que la nature, de gauche à droite, Rameau, Lully, Gluck et Handel assis (chacun représentant une musique country: France, Italie, Allemagne et Grande-Bretagne). Bretagne).

L’emplacement fournit la billetterie au public n’appartenant pas au cercle des abonnés. Les guichets, encadrés par des pilastres et des colonnes engagées avec un dosseret et surmontés chacun d’un fronton sculpté, ont été conçus par Garnier en personne. Le vestibule abrite également une petite boutique, de fabrication récente, à la fois une librairie et une boutique de souvenirs.

Cette galerie intérieure mène ensuite, après avoir franchi quelques marches, au vestibule du Contrôle puis au grand escalier.

Vestibule de contrôle
Espace tampon entre le grand vestibule et l’escalier d’honneur et séparé d’eux grâce à des degrés importants ne comprenant que quelques marches, il permet le filtrage des entrées avant que les spectateurs, munis de leurs billets, ne puissent accéder à la grande salle et à la représentation.

Rotonde de réception
Charles Garnier n’a signé son travail que dans l’ancienne rotonde des Abonnés. Un plafond est décoré d’arabesques où l’on parvient à lire: “Jean Louis Charles Garnier Architecte 1861-1875”. Au même niveau, au pied du grand escalier, se trouve le bassin de La Pythie où un jet d’eau formait, autrefois, un voile brumeux à travers lequel on pouvait voir la statue de la Pythie, oracle du temple d’Apollon, une œuvre sculptée par “Marcello”, nom d’artiste d’Adèle d’Affry, duchesse de Castiglione-Colonna. Il existe également des cariatides en marbre polychrome issues des ciseaux de Jules Thomas.

Rotonde des glaciers
D’autres espaces pour le plaisir du public précèdent ou accompagnent les foyers, tels que la “Rotonde du Glacier” placée au bout de la galerie du bar. Au début du XX e siècle, une cloche installée dans tous les puits du théâtre permettait son utilisation directe, à boire.

Lieu de distribution des rafraîchissements, il se caractérise par sa luminosité et son plafond peint par Georges Jules-Victor Clairin, une ronde de bacchanales et de faunes. Tout autour est disposée, entre les fenêtres, une série de huit tapisseries de cartons peints par AJ Mazerolle. Ces œuvres représentent les différentes boissons pouvant être commandées: “champagne”, “café”, “thé”, “orangeade” et autres boissons, mais aussi “pêche” et “chasse”.

Terminée bien après l’ouverture de l’Opéra, la rotonde est plus proche du style de la “Belle Époque” ou du “1900”.

Mosaïque maison
Lieux de promenade et de rencontre entre spectateurs avant chaque représentation ou au moment de l’entracte, les foyers sont vastes et la riche décoration ne laisse pas le moindre centimètre carré inutilisé. La mosaïque est omniprésente, notamment dans le foyer (ou “foyer de mosaïques”), espace de transition entre le vide du grand escalier et le grand foyer. La voûte en berceau du foyer est recouverte de délicates tesselles et de couleurs vives, le tout sur un fond d’or. Une vue plongeante sur le grand escalier décore le lieu.

Bassin du pithye
Une fois passée la rotonde des abonnés, le bassin de Pythia mène au grand escalier et à la somptueuse nef de trente mètres de haut. Cette nef, construite en marbre de différentes couleurs, abrite les marches de l’escalier à double tour menant aux foyers et aux différents étages du théâtre. En bas des escaliers, véritable théâtre de théâtre, deux allégories féminines aux bouquets de lumière accueillent les spectateurs.

Grand escalier
L’œuvre est remarquable par son tracé, la hauteur et le volume de sa nef inédite, la magnificence de ses façades intérieures et la diversité des matériaux utilisés (marbres aux couleurs subtiles, mains courantes en onyx et cuivre, innombrables peintures, mosaïques et dorures). L’ampleur et l’ingéniosité de sa distribution et de sa décoration ont fait de ce grand escalier l’un des lieux les plus célèbres et les plus appréciés du Palais Garnier.

Au pied de l’escalier, deux statues de candélabres en bronze d’Albert Ernest Carrier-Belleuse (dit Carrier-Belleuse) représentent des figures féminines tenant des lumières au gaz et à l’électricité. L’escalier est en marbre blanc et ses marches sont divisées en plusieurs degrés avec de larges et impressionnantes volutes minces avec des courbures raffinées. Les marches du grand escalier, qui vont du concave au convexe, sont en marbre blanc de Seravezza; un seul d’entre eux a raison. Ils épousent ainsi la courbure de la balustrade en onyx, dont la base est en marbre noir de Suède et des 128 balustres en marbre rouge antique.

Le premier vol de ce grand escalier mène au couloir menant à l’amphithéâtre, au parterre, à l’orchestre et aux loges. Les vols suivants permettent d’accéder à d’autres dégagements et à de petits balcons en terrasse situés sur les quatre façades intérieures à colonnes jumelées et sur trois travées d’arches et dans les différents salons, maisons. Des deux côtés, du rez-de-chaussée, de très grands escaliers mènent aux couloirs circulaires menant aux pavillons de tous les niveaux du théâtre. En leur centre se trouvent des ascenseurs.

Le plafond est composé de quatre arches sur toiles renforcées, le peintre Isidore Alexandre-Auguste Pils, Grand Prix de Rome en 1838, au nord, Le Triomphe d’Apollon, au sud, Musique de charme, ouest La ville de Paris recevant les plans de la nouvel opéra, et enfin à l’est de Minerva, combattant la force brutale avant la réunion de l’Olympe. Ces œuvres sont illuminées par la canopée d’une lanterne complétant la composition.

Palais Garnier
L’Opéra Garnier, ou Palais Garnier, est une vocation de théâtre national et de chorégraphie lyrique et un élément majeur du patrimoine du 9 ème arrondissement de Paris et de la capitale. Il est situé Place de l’Opéra, à l’extrémité nord de l’avenue de l’Opéra et au carrefour de nombreuses routes. Il est accessible en métro (station Opéra), par le RER (ligne A, station Auber) et en bus. Le bâtiment se distingue par un monument particulièrement représentatif de l’architecture éclectique et du style historiciste de la seconde moitié du xix e siècle. Sur une conception de l’architecte Charles Garnier retenu à l’issue d’un concours, sa construction, décidée par Napoléon III dans le cadre des transformations de Paris conduites par le préfet Haussmann et interrompues par la guerre de 1870, a été reprise au début de la Troisième République,

Conçu par l’architecte Charles Garnier en 1875, le Palais Garnier abrite un auditorium prestigieux et des espaces publics (grand hall, rotonde d’abonnés, salons), une bibliothèque-musée ainsi que plusieurs studios de répétition et ateliers.

Le théâtre “à l’italienne”, dont le plafond a été peint par Marc Chagall en 1964, peut accueillir 2054 spectateurs. Avec près de 480 000 visiteurs par an, c’est l’un des monuments les plus visités de Paris. Il est classé monument historique depuis 1923.

Cet opéra s’appelait “Opéra de Paris” jusqu’en 1989, date à laquelle l’ouverture de l’Opéra Bastille, également opéra de Paris, a influencé son nom. Il est désormais désigné par le seul nom de son architecte: “Opéra Garnier” ou “Palais Garnier”. Les deux opéras sont désormais regroupés au sein de l’établissement public à caractère industriel et commercial “Opéra national de Paris”, établissement public français dont la mission est de mettre en œuvre des représentations lyriques ou de ballet de grande qualité. artistique. L’opéra Garnier est classé monument historique depuis le 16 octobre 1923.