Sénat français, Palais du Luxembourg, Paris, France

Le Palais du Luxembourg (Luxembourg Palace) est situé au 15 rue de Vaugirard dans le 6ème arrondissement de Paris. Il a été construit à l’origine (1615-1645) aux desseins de l’architecte français Salomon de Brosse pour être la résidence royale de la régente Marie de Médicis, mère de Louis XIII de France. Après la Révolution, il fut remanié (1799-1805) par Jean Chalgrin dans un édifice législatif, puis considérablement agrandi et remodelé (1835-1856) par Alphonse de Gisors. Depuis 1958, il est le siège du Sénat français de la Ve République.

Le Sénat (Senate) est la chambre haute du Parlement français, présidée par un président. Indirectement élu par les élus, il représente les collectivités territoriales de la République et les citoyens français vivant à l’étranger. Le Sénat a moins d’importance que la Chambre basse, l’Assemblée nationale directement élue; les débats au Sénat ont tendance à être moins tendus et reçoivent généralement moins de couverture médiatique.

Le Sénat est logé à l’intérieur du Palais du Luxembourg dans le 6ème arrondissement de Paris, et est gardé par les gardes républicains. Devant le bâtiment se trouve le jardin du Sénat, le Jardin du Luxembourg, ouvert au public.

Immédiatement à l’ouest du palais, rue de Vaugirard, se trouve le Petit Luxembourg, aujourd’hui résidence du président du Sénat; et un peu plus à l’ouest, le musée du Luxembourg, dans l’ancienne orangerie. Sur le côté sud du palais, le jardin formel du Luxembourg présente un parterre vert de 25 hectares de gravier et de pelouse peuplé de statues et de grands bassins d’eau où les enfants naviguent sur des maquettes de bateaux.

Histoire:
De 1799 à 1805, l’architecte Jean Chalgrin transforme le palais en bâtiment législatif. Il démolit le grand escalier central (escalier d’honneur), le remplaçant par une chambre de sénat au premier étage, qui incorporait et détruisait la chapelle de Marie de Médicis du côté du jardin du corps de logis. Chalgrin a également enfermé les terrasses flanquant, faisant l’espace pour une bibliothèque. En même temps, il crée un escalier d’honneur néoclassique dans l’aile ouest, un seul vol monumental entouré d’une colonnade ionique et recouvert d’une voûte en berceau à caissons dont la construction aboutit à la destruction de la longue galerie abritait autrefois le cycle des peintures de Rubens.

À partir de 1835, l’architecte Alphonse de Gisors ajoute une nouvelle aile de jardin parallèle à l’ancien corps de logis, reproduisant si bien l’aspect de la façade originale du XVIIe siècle qu’il est difficile de distinguer à première vue l’ancien et le nouveau. La nouvelle chambre du sénat était située dans ce qui aurait été la zone de la cour entre les deux.

La nouvelle aile comprenait une bibliothèque (bibliothèque) avec un cycle de peintures (1845-1847) d’Eugène Delacroix. Dans les années 1850, à la demande de l’empereur Napoléon III, Gisors crée la très décorée Salle des Conférences (inspirée de la Galerie d’Apollon du Louvre), qui influencera la nature des intérieurs officiels du Second Empire, y compris ceux de l’époque. Palais Garnier.

Architecture
Le Palais du Luxembourg ressemble plus à une résidence secondaire qu’à un palais urbain officiel. Son plan est assez caractéristique des châteaux français, comme celui de Verneuil-en-Halatte auquel Salomon de Brosse a participé. Il se compose d’une cour carrée, de la cour d’honneur, d’un corps d’entrée surmonté d’un dôme, du dôme de Tournon et de pavillons redoublés dans le bâtiment principal.

Les innovations, telles que le bâtiment principal qui prend une grande envergure par rapport aux deux ailes, ou la partie centrale monumentale, marquent le château. Le Palais du Luxembourg est le résultat de l’inspiration libre du Palais Pitti (Florence, Italie) commandée par Marie de Médicis, qui, ennuyée au Louvre, a voulu redécouvrir l’esprit florentin et la douceur que cela provoquait notamment par l’utilisation de le boss de pierre dans l’architecture du bâtiment plutôt qu’un mélange de brique et de pierre, comme on le trouve par exemple dans le pavillon de chasse de Versailles.

Salle de réunions, hémicycle:
Quand il a été décidé que le palais serait l’hôte du Sénat, Chalgrin a complètement réorganisé l’intérieur pour faire la nouvelle salle sénatoriale. Achevé en 1807, il devint une salle des pairs sous la Restauration, fut redessiné en 1836 pour répondre au besoin d’expansion. L’architecte choisi, Alphonse de Gisors, élève de Chalgrin, a avancé la façade du bâtiment de 31 mètres sur le jardin et disposé dans l’espace ainsi dégagé un nouvel hémicycle entre 1836 et 1842. La salle a été reconstruite après un incendie en 1859, toujours par Gisors.

Derrière le plateau du président, face aux sièges, se dressent sept statues monumentales en marbre2, de gauche à droite, lorsque l’on regarde le président:
Turgot, contrôleur général des finances de Louis XVI, par Jean-François Legendre-Héral;
D’Aguesseau, chancelier de France, par Hippolyte Maindron;
Michel de l’Hôpital, surintendant des finances, alors chancelier de France, par Achille Valois;
Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV, par Jean Baptiste Joseph De Bay;
Mathieu Mole, ministre de la Justice sous l’Empire et président du Conseil sous la Monarchie de Juillet;
Malesherbes, soutien de l’Encyclopédie et défenseur de Louis XVI lors de son procès;
Jean-Etienne-Marie Portalis, l’un des éditeurs du code civil, par Joseph Marius Ramus.

Aux deux extrémités du diamètre de l’hémicycle sont deux autres statues, commandées en 1840 par le ministre de l’Intérieur Charles de Remusat:
Saint Louis, livré en 1846 par Auguste Dumont;
Charlemagne, livré en 1847 par Antoine Etex.

Chambre du livre d’or:
La salle du Livre d’Or est une salle voûtée du rez-de-chaussée aménagée en 1816 par l’architecte Baraguay, qui servait à recevoir le Livre d’Or de la Pairie, c’est-à-dire le nom des visiteurs illustres de la Maison des pairs. Baraguay réutilise les boiseries et les décorations des autres pièces, principalement les appartements de Marie de Médicis au Palais du Luxembourg et d’Anne d’Autriche au Louvre. Les peintures et boiseries seront redimensionnées, redoré, restaurées et pour certaines largement repeintes.

Chapelle
Cachée, puis de nouveau mise en valeur, cette chapelle a été conçue par l’architecte Alphonse de Gisors lors de la campagne de 1837, sous le règne de Louis-Philippe. Cloisonné pour la construction des bureaux de la chaîne publique-sénatoriale en 1982, il retrouve son volume d’origine depuis le départ de la chaîne parlementaire et une campagne de restauration est en cours. Cette campagne vise à inclure la visite aux Journées du Patrimoine selon les souhaits des Questeurs.

Il est situé au rez-de-chaussée de l’aile est de la cour principale. Petites dimensions (environ 23 m sur 6 mètres). Sa décoration picturale a été confiée au peintre François Bouchot, mais il est décédé avant le lancement du bâtiment en 1842. Il est finalement décoré par des fresques d’Abel de Pujol, à l’entrée: Dieu et les Veillards de l’Apocalypse, et son élève Théophile Vauchelet, Prix de Rome 1829; à l’abside: Le Concert des Anges; au plafond: Les évangélistes, ainsi que quatre tableaux de Jean Gigoux, qui ont été tournés en 1982.

Bibliothèque:
La salle de lecture actuelle de la bibliothèque a été construite lors de l’agrandissement du palais de 1837. Alphonse de Gisors, qui dirige les travaux, suit la recommandation d’Adolphe Thiers et confie le décor du plafond au peintre Eugène Delacroix, qui travaille ensuite sur le plafond de la bibliothèque du Palais Bourbon, siège de l’autre assemblée. Il a fini de décorer le dôme en 1846. La composition est inspirée de la chanson IV de Dante’s Inferno. La bibliothèque est désormais une pièce de 52 m sur 7 m, prolongée par deux cabinets, est et ouest, dont les sept fenêtres (toutes orientées sud) donnent sur le jardin du Luxembourg.

Escalier d’honneur:
L’escalier d’honneur ou grand escalier a été réalisé entre 1803 et 1807 par l’architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin qui travaillait au palais du Luxembourg depuis 1787 et assurait la restauration des jardins. L’escalier a remplacé la galerie de Rubens.

Salle de conférence:
57 mètres de long, 10,60 mètres de large et 11,60 mètres de haut (15 mètres sous le dôme), cette salle a été conçue par Alphonse de Gisors. Il résulte de la réunion (finalisée en 1864) des trois salles du bâtiment d’origine.

Devant la cheminée se trouve le trône occupé par Napoléon Ier lorsqu’il assiste aux séances du Sénat conservateur.

À chaque extrémité, il y a un plafond en cul-de-four, avec des personnages de l’histoire de France par Henri Lehmann (1854). À l’ouest, les origines à Charlemagne; à l’est de la première croisade à Louis XV.

Au plafond, l’âge de la paix et l’âge de la victoire d’Adolphe Brune. Huit tapisseries Gobelin illustrant les Métamorphoses d’Ovide complètent la décoration.

Sénat français
En vertu de la Constitution française, le Sénat a à peu près les mêmes pouvoirs que l’Assemblée nationale. Les projets de loi peuvent être déposés par l’administration (projets de loi) ou par l’une ou l’autre chambre du Parlement (propositions de loi). Parce que les deux chambres peuvent amender le projet de loi, il faudra peut-être plusieurs lectures pour parvenir à un accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Lorsque le Sénat et l’Assemblée nationale ne peuvent s’entendre sur un projet de loi, l’administration peut décider, après une procédure appelée commission mixte paritaire, de rendre la décision finale à l’Assemblée nationale, dont la majorité est normalement du côté du gouvernement. Cela n’arrive pas souvent; Habituellement, les deux chambres s’entendent sur le projet de loi, ou l’administration décide de le retirer. Cependant, ce pouvoir confère à l’Assemblée nationale un rôle de premier plan dans le processus législatif, d’autant plus que l’administration est nécessairement du même côté que l’Assemblée, car l’Assemblée peut renvoyer l’administration par une motion de censure. Le pouvoir d’adopter un vote de censure ou un vote de défiance est limité. Comme ce fut le cas dans la constitution de la Quatrième République, les nouveaux cabinets ne doivent pas recevoir un vote de confiance. De plus, un vote de censure ne peut avoir lieu qu’après que 10% des membres aient signé une pétition; En cas de rejet, les membres signataires ne peuvent signer une autre pétition avant la fin de la session parlementaire. Si la pétition obtient le soutien requis, un vote de censure doit obtenir la majorité absolue de tous les membres, pas seulement ceux qui votent. Si l’Assemblée et le Sénat ont des majorités politiquement distinctes, l’Assemblée dominera dans la plupart des cas, et un conflit ouvert entre les deux chambres est rare.

Le Sénat sert également à surveiller les actions de l’administration en publiant de nombreux rapports chaque année sur divers sujets.

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