Parc naturel régional du massif des Bauges, France

Le Parc Naturel Régional des Bauges est situé dans la région française d’Auvergne Rhône-Alpes et s’étend dans les départements de la Haute-Savoie et de la Savoie. Il regroupe 67 communes, dont 46 en Savoie et 21 en Haute-Savoie, plus six passerelles. Au total, le parc compte 67000 habitants pour une superficie d’un peu moins de 90000 hectares, dans le massif des Bauges, qui s’étend généralement entre Annecy au nord, Aix-les-Bains et Chambéry à l’ouest et Albertville à l’est, limité au au sud par la vallée de l’Isère.

Le parc naturel régional du massif des Bauges a été créé le 7 décembre 1995. En septembre 2011, le parc a obtenu le label géoparc, le troisième de France.

Le territoire du parc naturel régional du massif des Bauges est situé dans les Alpes du Nord, sur le massif des Bauges. Elle a une superficie d’environ 900 km 2, répartie sur les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie. Il est composé de 67 communes. C’est un territoire de moyenne montagne. Le PNR du massif des Bauges a réuni 67 000 habitants en 2014, soit une densité de 79 hab./km 2.

Le parc naturel englobe tout le massif calcaire du massif des Bauges et se prolonge dans les vallées adjacentes et possède également une part du lac d’Annecy au nord. Il forme une île à la nature protégée, où les villages, pour la plupart accroupis entre prairies et forêts, sont souvent entourés de sommets montagneux de plus de 2 000 mètres. Ces montagnes préservent une flore et une faune remarquables d’environ 1300 espèces de plantes, 150 espèces d’oiseaux nicheurs, 9 espèces d’amphibiens. Une réserve naturelle au centre abrite des chamois, des mouflons et des tétras lyre. L’une des particularités du patrimoine rural, révélateur du mode de vie et de son évolution, repose sur sa diversité:

Ce territoire offre de belles opportunités de découverte: le parc naturel se découvre à pied, à cheval, avec un âne, à vélo, en parapente, à skis ou en raquettes. Après le cœur des Bauges, la découverte de ses vallées, ses paysages de bocage, ses vignobles sur les lacs et les grandes vallées alpines ne doivent pas manquer. Les habitants proposent des produits qui font leur fierté: d’abord et avant tout le Tome de Bauges – fromage (AOC), sans les pommes, les poires, le Pour oublier le miel, les plantes aromatiques et médicinales, le fromage de chèvre et les vins blancs et rouges de l’érosion vallées de Savoie.

Département de la Savoie
Aillon-le-Jeune, Aillon-le-Vieux, Allondaz, Arbin, Arith, Bellecombe-en-Bauges, Le Châtelard, Chignin, Cléry, La Compôte, Cruet, Curienne, Les Déserts, Doucy-en-Bauges, École, Épersy , Francin, Fréterive, Grésy-sur-Isère, Jarsy, Lescheraines, Marthod, Mercure, Montailleur, Montcel, Montmélian, Mouxy, La Motte-en-Bauges, Le Noyer, Pallud, Plancherine, Pugny-Chatenod, Puygros, Saint-François -de-Sales, Saint-Jean-d’Arvey, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Offenge, Saint-Ours, Saint-Pierre-d’Albigny, Sainte-Reine, Thenesol, Thoiry, La Thuile, Trévignin, Vérel-Pragondran, Verrens-Arvey.

Département de la Haute-Savoie
Alby-sur-Chéran, Chainaz-les-Frasses, La Chapelle-Saint-Maurice, Chevaline, Cusy, Doussard, Duingt, Entrevernes, Faverges-Seythenex, Giez, Gruffy, Héry-sur-Alby, Lathuile, Leschaux, Mûres, Quintal , Saint-Eustache, Saint-Jorioz, Sévrier, Val de Chaise, Viuz-la-Chiésaz.

Héritage naturel
Les Bauges sont une chaîne de moyenne montagne dont les plus hauts sommets (Arcalod, Trélod, Pecloz) sont concentrés à l’est, révélant un relief plus doux à l’ouest (Semnoz, Revard). Ce massif présente une grande diversité biologique sur ses 90000 hectares:
1600 espèces végétales: gage sauvage, cyclamen, myrtille, orchis mâle, raisin d’ours, potentille du Dauphiné, etc.
150 espèces d’oiseaux nicheurs: le pic noir, la linotte mélodieuse, la pie-grièche écorchée, l’aigle royal, etc.
Mammifères: chevreuil, hermine, grande chauve-souris fer à cheval, marmotte, castor, etc.
Seulement 9 espèces d’amphibiens car peu parviennent à vivre en altitude: la grenouille rousse, le crapaud commun, la salamandre tachetée, le triton alpin, etc.

Le parc a obtenu en septembre 2011 le label international soutenu par l’UNESCO, Geopark, devenant ainsi le troisième Geopark France (87 ème mondial). Ce label récompense la politique du parc de valorisation de la richesse géologique du massif des Bauges. Le parc abrite également une réserve nationale de chasse et de faune créée par arrêté ministériel, réglementée par arrêté préfectoral: c’est un territoire d’études scientifiques et de gestion des espèces de gibier de montagne (chamois, mouflon) et espèces. d’intérêt patrimonial (tétras lyre, rapaces, insectes protégés, etc.). Les méthodes de suivi scientifique et la compréhension du fonctionnement des écosystèmes de montagne y sont étudiées.

Le parc abrite également la réserve naturelle nationale du Bout du Lac d’Annecy, vaste zone humide à triple vocation: protéger la riche biodiversité de ce territoire, sensibiliser le public à cette richesse, gérer la fréquentation. La mission du parc en relation avec le patrimoine naturel est donc de les connaître, de participer à leur gestion avec les conservatoires d’espaces naturels, les agriculteurs, les forestiers et de s’assurer qu’ils sont correctement pris en compte dans les projets et activités développés sur le territoire.

Géologie
Carte du pays de Max wurm Le massif des Bauges est principalement composé de roches sédimentaires formées sous les mers il y a entre 180 et 66 millions d’années. Ces roches, plissées lors de l’érection des Alpes il y a 20 millions d’années, ont longtemps été façonnées par de puissants glaciers qui se sont étendus jusqu’aux portes de Lyon il y a 24 000 ans. Les premiers hommes connus de la région ne sont donc arrivés qu’à la fin du Paléolithique, vers 13 500 av. AD, après le retrait des glaciers.

Une géomorphologie humaine
La géographie tourmentée mais néanmoins accessible du massif et sa position d’origine entourée d’un réseau de voies de communication majeures confèrent à ce massif karstique une grande richesse patrimoniale.

Le premier Habitatrock peinture Mount Peney
Les grottes et les abris sous-roche offrent aux préhistoriques des habitats recherchés. Ils servent de camps de base aux pêcheurs chasseurs-cueilleurs comme la grotte de Bange à Allèves, occupée à partir de 13 500 avant JC. AD, et sont parfois décorés de peintures rupestres comme l’abri du Mont Peney à Saint-Jean-d’Arvey.

Les lacs

site palafitique
Bien que peuplées depuis le néolithique, les rives du lac d’Annecy sont particulièrement appréciées des artisans de l’âge du bronze qui ont construit sur les plages de nombreux villages sur pilotis (appelés «sites pieux»). Désormais submergés, les vestiges de ces villages sont remarquablement préservés. Ils constituent une source exceptionnelle de connaissance des premières sociétés alpines et à ce titre, trois de ces villages font partie des 111 sites sur pilotis de l’arc alpin classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Gaulois et romains
Au cours de la protohistoire, les larges vallées qui entourent le massif offrent des bassins favorables aux implantations des grandes civilisations européennes. Les sépultures sous tumulus du village de Gruffy ont ainsi révélé une intense occupation sous les civilisations de Hallstatt et de La Tène à l’âge du fer tandis que le village gallo-romain de Casuaria (Viuz-Faverges) situé sur la route Milan-Genève témoigne de la Romanité profonde des vallées savoyardes aux premiers siècles de notre ère.

Jarsy TerraceRacines médiévales
Dès le Moyen Âge, le maillage des villages du massif est achevé. Les terrasses glaciaires, les cônes d’excréments ou les vallées sont privilégiés pour l’implantation de villages à l’abri des inondations et au-dessus des brouillards glaciaux.

Roches fortes
Les écluses glaciaires (Le Châtelard, Duingt, Montmélian …) et les plateaux d’altitude (Miolans, Faverges, Marthod …) forment des sites naturels défensifs sur lesquels s’élèvent des forteresses médiévales (XI e -XV e siècles) tels les châteaux Miolans Chignin, Châtelard, Duingt, Faverges … de l’époque moderne (XVI e XVIII e siècle) comme la citadelle de l’époque montmélienne ou contemporaine (XIX e – XX e siècle) comme la hauteur de Tamié, la batterie Marthod ou la hauteur de Villard Mercure.

Terres de spiritualité
À l’inverse, les vallées profondes et sauvages comme la combe de Lourdens (Aillon-le-Jeune), ou les vallées de Tamié (Plancherine), Saint-Ruph (Seythenex) et Bellevaux (École) sont du domaine moyen-âge du des moines qui y installèrent abbayes et prieurés.

Vallées laborieuses
Enfin, les grands systèmes fluviaux des Bauges permettent la mise en place de nombreux moulins, marteaux et batteurs qui ont fait la richesse du territoire aux XVIII ème et XIX ème siècles, à l’image du tranchant-outil Busillet à Marthod où les forges Allues en Saint-Pierre-d’Albigny. La ville de Faverges doit son développement industriel exceptionnel de la fin du Moyen Âge à une résurgence captée et canalisée à travers toute la ville.

Paysages
Des forêts sombres et en pente, celle de falaises impressionnantes et fermant l’horizon, celle de zones humides peu accueillantes … Mais dès qu’on s’en approche un peu, l’impression change et ne cesse de surprendre jusqu’à la fin de son immersion. La surprise est à la hauteur des contrastes et amplifie l’émerveillement.

La vallée de l’Isère
Le sud du massif, en Combe de Savoie, s’étend sur la vallée de l’Isère. Endiguée au XIX e siècle, le large lit de la rivière a été remplacé par une vaste plaine ponctuée de quelques bois humides témoins d’un passé antique où inondations et inondations apportaient leur part de limon et de galets arrachés aux montagnes Beaufortain, Vanoise ou Lauzière. Des conditions qui permettent aujourd’hui à l’agriculture de bénéficier de sols fertiles, profonds et bien approvisionnés en eau. Des conditions qui ont poussé l’Homme à s’installer un peu plus haut sur la pente du côté des Bauges. En passant ainsi par la route historique du coteau, on traverse tous les villages du vignoble de la Combe de Savoie.

En continuant à gravir la pente, ce sont d’abord les pelouses sèches, leurs orchidées printanières et le chant des grillons, sauterelles et cigales qui accompagnent votre ascension. Plus haut, à mesure que la pente se redresse et devient plus rocheuse, la forêt de chênes et de buis prend place, rappelant sa lignée méditerranéenne. Voici les falaises blanches parfois vues comme les défenses d’une forteresse. L’envie vient alors de voler avec les parapentes aux côtés d’aigles, faucons et autres circaètes. Il vous faudra quitter la douceur de ce coteau ensoleillé pour retrouver une nouvelle facette du Massif des Bauges.

Les grands Lacs
Les deux plus grands lacs naturels de France baignent les pieds du massif des Bauges et offrent leur lot d’impressions chaque saison: brumes mystérieuses enveloppant le château de Duingt, roselières à la fois paysages graphiques sur les lacs et abris naturels pour canards, espaces secrets et impénétrables humides , des plages invitant à se rafraîchir … Et derrière le bassin réfléchissant, un patrimoine exceptionnel classé par l’Unesco: les sites sur pilotis. Ces vestiges de villages lacustres témoignent de l’activité significative sur les rives des lacs alpins à l’époque préhistorique et donnent une image précise des modes de vie des populations de cette époque.

Montagnes
En marchant vers le cœur des Bauges, vous traversez forcément des paysages de «balcons». L’envie de s’arrêter là est insupportable. Comment résister aux paysages printaniers de vergers fleuris avec les montagnes des massifs voisins de Chartreuse, Belledonne, Beaufortain, Bornes, Aravis, ou plus loin, les massifs du Haut Jura ou du Mont Blanc. L’équilibre subtil entre espace habité, espace cultivé et espace forestier nous rappelle ici la force de l’homme dans la construction du paysage et sa responsabilité dans son entretien.

La surprise est souvent à la hauteur de la transition avec le paysage précédemment traversé. Une fois passé les falaises, laissez-vous charmer par le cœur du massif. Ses larges vallées laissent une place importante aux prairies au fond desquelles coulent des «nants», torrents historiquement sources d’énergie pour les forges et les fabriques de clous.

Ils se rejoignent autour d’une artère centrale: le Chéran, joyau sauvage du massif, ses coteaux et plateaux boisés, territoire des chevreuils et des cerfs, cyclamen et sabots de Vénus. Et au milieu des prairies d’altitude, ici et là, des zones humides, rares dans le massif calcaire.

Vous serez surpris par les changements de couleur de la plus emblématique d’entre elles: la tourbière des Creusates; un gouffre de 13 mètres de profondeur rempli au cours des millénaires de sédiments puis de tourbe (matière organique fibreuse non décomposée).

Tourbière
Ce n’est certainement pas des hautes montagnes. Ici, pas de glacier, pas de pelouse alpine basse. Et pourtant, le randonneur averti sait que l’engagement pour atteindre les sommets est là. Méfiez-vous des vertiges. Dès le départ, ces barres de calcaire blanc ont été le point focal de votre regard.

Après avoir traversé les forêts de hêtres et de sapins, puis d’épicéas, les alpages où paissent les troupeaux de vaches en été, les pelouses en pente où les chamois et les mouflons les ont remplacés, quelques bancs rocheux abritant ici l’ours d’oreille, là l’edelweiss, vous voilà au sommet dominant le paysage, savourant chaque saison de nouvelles couleurs et de nouvelles ambiances.

Géosites
Le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges, labellisé Géoparc en 2011, est un territoire géologique remarquable. On peut lire dans ses paysages ou au détours de sites exceptionnels quelques pages de l’histoire de la Terre. Remarqué pour ses larges reliefs calcaires parsemés de magnifiques synclinaux perchés, le Géoparc du Massif des Bauges se distingue également par un patrimoine souterrain et aquatique exceptionnel.

Géoparc
Le label Géoparc européen et international récompense un territoire géologique exceptionnel et un travail d’animation et de valorisation de son patrimoine. En 2011, le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges est devenu le troisième Géoparc français, lors de la 10e Conférence Européenne (European Geopark Network) à Langesund (Norvège).

Fenêtre sur le temps, le Géoparc du massif des Bauges raconte ici une partie de l’histoire géologique des Alpes. La diversité de ses roches témoigne des paysages très variés qui se sont succédés, de la mer à la chaîne de montagnes. Elle témoigne également d’un riche passé glaciaire qui a façonné ses formes, organisé la circulation de ses eaux souterraines, conditionné les pratiques agricoles. Ce patrimoine géologique a longtemps guidé toute l’histoire de l’occupation humaine. Si l’ère de l’énergie facile nous a quelque peu fait oublier cet ancrage à la Terre, ce lien reste essentiel, et une valeur pour l’avenir! Le Géoparc vous invite à découvrir ces relations en utilisant tous les moyens disponibles: découverte ludique ou gourmande, randonnées ou explorations sportives du massif.

Géopatrimonie
Chaque composante de ce géo-patrimoine est identifiée par des objets géologiques remarquables. D’intérêt scientifique, pédagogique ou culturel, ces briques élémentaires ont permis de défendre la candidature au label Geopark. Chaque géosite présent sur le territoire représente une étape importante dans l’histoire géologique du massif des Bauges. Le Géoparc vous invite à reconstituer le fil de cette histoire en parcourant ces sites, comme vous le souhaitez, comme autant d’invitations au voyage, dans le temps et dans l’espace. De simples balades dans des sites enchanteurs, nous espérons qu’elles vous feront tomber dans l’extraordinaire histoire de la Terre.

Les géosites des Bauges
Une cinquantaine de géosites sont désormais identifiés dans la zone. Certains ont déjà été améliorés ou développés pour les rendre accessibles, d’autres sont encore dans leur cadre naturel! Certains sites sont facilement accessibles, tandis que d’autres nécessitent un support ou des compétences techniques spécifiques. Le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges s’est engagé dans une démarche de valorisation progressive de ces sites. Avec l’aide de tous les partenaires locaux, ces sites vont progressivement se révéler à vous.

Les phénomènes actuels ou récents vous renseigneront sur la dynamique des milieux montagnards, la diversité des paysages, des roches et des structures, et vous plongeront dans l’histoire géologique de ce territoire. Le jeu de l’eau dans les massifs calcaires vous plongera dans une quête ludique. Bref, laissez-vous séduire par cette géo-logique, elle vous fera voyager.

Héritage culturel
La mission du parc est d’améliorer la connaissance et de valoriser son patrimoine, en informant la population locale et les visiteurs.

Ce patrimoine évolue car il se rapporte à un espace de vie changeant. C’est à la fois sa fragilité et sa force. La fragilité, lorsque ces changements menacent de détruire un patrimoine qui ne répond plus à un besoin économique. Force, si, au-delà des préoccupations purement économiques, elle permet de donner du sens à des valeurs telles que la qualité de l’espace ou la convivialité dans une période où la standardisation conduit souvent à une banalisation des conditions de vie.

Le parc naturel et régional des Bauges compte une vingtaine de monuments historiques sur son territoire. Les sites fortifiés, comme le fort de Tamié (construit en 1870), les édifices religieux, comme le Mont Sant-Michel, l’église romane Saint-Jean-Baptiste de Cléry et l’abbaye de Tamié, le petit patrimoine bâti des villages , comme les fours à pain, les bassins et les oratoires, ou les techniques ingénieuses des anciennes scieries et moulins, ou encore les produits locaux issus des alpages et des coteaux sont autant de richesses dont le massif peut profiter pour son développement. Lors des fêtes de village, tout le patrimoine, comme les fours à pain, les anciennes scieries et les tanneries, est alors relancé.

La collection des Sentiers du Patrimoine, initiée en 1997 par le parc, a pour objectif de faire découvrir tous les différents petits pays qui composent le massif.

Le parc organise de nombreuses expositions et spectacles pour mettre en valeur le pays bauju. Elle soutient également les associations locales dans l’organisation de leurs manifestations culturelles, telles que les Journées européennes du patrimoine et la Nuit européenne des musées. Le parc finance également des associations souhaitant restaurer et protéger des éléments patrimoniaux non protégés (chapelles, lavoirs, fours à pain, puits, etc.).

L’art de vivre
Découvrez un air d’accordéon, dégustez une matouille ou des rissoles, achetez une poterie unique, rêvez devant une exposition de photos anciennes ou d’art contemporain, participez à une installation land art, observez les étoiles après un concert, vibrez lors d’un spectacle d’art en direct à un cadre d’exception … Ce n’est qu’un aperçu du savoir-faire et des expériences authentiques à vivre dans le massif des Bauges.

Événements culturels
Le massif des Bauges est riche en artistes et initiatives associatives qui rythment l’année avec des manifestations culturelles de qualité. Musiciens, conteurs et artistes de tous horizons vous emmèneront à la découverte sensible de ce territoire généreux. Parmi celles-ci, depuis 1999, le Festival Musique & Nature des Bauges a lieu chaque année sur le territoire du Parc: en été, les villages accueillent les meilleurs musiciens dans une approche renouvelée de la musique classique. Le festival allie les standards artistiques à la dimension humaine et conviviale des petites églises de montagne, des villages ou villes du Piémont et des pays d’art et d’histoire.

Savoir-faire et savoir-faire
Vous habitez ou visitez le massif des Bauges? Le Parc vous propose une pause culturelle parmi les artistes et artisans du territoire. Ces amoureux du beau travail, garants d’un savoir-faire d’exception, travaillent avec passion et dans le respect de la tradition pour faire revivre ou créer des objets uniques et de caractère qui embellissent notre quotidien. Rencontrez-les sur les chemins de l’art …

Du calcaire à la chaux
Le mur d’arclusaz Le calcaire, principal rocher du massif des Bauges, est logiquement le principal matériau de construction. Utilisé comme moellons, comme pierre de taille ou réduit à la chaux, le calcaire est utilisé dans presque tous les bâtiments du territoire, qu’il s’agisse d’églises, de châteaux ou de simples maisons paysannes. Cependant, les calcaires les plus remarquables comme la pierre de Curienne ou la pierre veinée de Doussard sont réservés aux œuvres les plus remarquables (autels, socles, charpentes, etc.), tandis que les lits calcaires de la montagne de l’Arclusaz servent à extraire des dalles dont nous ferons des bassins ou des murs en pierre sur le terrain.

Mortine et adobe en marge
Cependant, à l’image de la géologie tourmentée du massif, le patrimoine n’est pas monolithe et sur les pentes orientales de la Dent de Cons on peut voir des constructions en schiste noir (ici appelé mortine), tandis qu’à l’ouest du massif sur les collines de les Albanais où les affleurements rocheux sont plus rares, les maisons sont construites en adobe.

Pierres de feu
maison en molasse La molasse, parfois utilisée pour la construction de maisons où elle regorge, est généralement réservée aux fours et cheminées en raison de ses propriétés réfractaires. Cependant, il est rare au cœur du massif où l’on préfère le travertin (appelé ici tuf) qui est extrait localement.

Toits de paille, de terre ou de pierre
faverges de toit Les toits étaient traditionnellement en chaume et parfois en tavaillon (tuile de bois) dans certains alpages. Mais les maisons nobles et bourgeoises sont fréquemment recouvertes d’ardoises apportées des vallées voisines de la Tarentaise et de la Maurienne, sauf sur les rives du lac d’Annecy où l’on privilégie les tuiles en écaille produites à Saint-Jorioz à partir de l’argile du marais.

Les courbes du bois
Bien qu’abondant, le bois reste peu utilisé dans la construction en dehors du bardage entourant les granges et le grenier à foin. On notera cependant les fameux tavalans de La Compôte utilisant des arbres pliés par la neige pour créer des lignes sous les surplombs des toits, les granges de la vallée de l’Entrevernes aux murs en branches d’aulne tissées (acacia) ou encore les plats. en érable tourné appelé Argenterie de Bauges qui a fait la fortune du hameau de La Magne à Saint-François-de-Sales.

Dans le passé, le fer et le charbon
Enfin, si les mines de fer de La Sambuy, Arith ou Saint-Jorioz et ses environs ont joué un rôle secondaire dans l’industrie métallurgique du massif, la mine de lignite d’Entrevernes a eu un impact économique important sur toute la région. partie nord du massif.

Rencontres gourmandes
Paysage, géologie, terroir, biodiversité … Venez savourer les valeurs de ce terroir et profiter de l’authenticité du massif des Bauges! De la balade gourmande dans les vignes de la Combe de Savoie à la rencontre des alpagistes lors de la Route alpine, les acteurs du territoire vous feront partager toutes les saveurs du Géoparc des Bauges dans une ambiance conviviale. Miel, pain bio, Tome des Bauges, vins, plantes aromatiques, truite, tisanes … Les restaurateurs vous feront découvrir les produits locaux à travers une cuisine fine et gourmande.

Maison de la flore de la faune
Depuis 2017, la Maison Fauna Flora se visite en été! Sur place, vous trouverez un point d’information touristique, une boutique de produits locaux. Une nouvelle vie est à inventer pour ce site central de la vie des Bauges Devant. Au pied des plus hauts sommets des Bauges, dans le village de l’Ecole, la Maison Fauna Flora vous ouvre les portes de la nature. Parmi les soixante manipulations interactives et les maquettes de l’exposition permanente, venez mieux comprendre la relation entre l’Homme et la nature. Testez vos connaissances du massif, jouez à différencier les animaux et rencontrez Tim qui vous donnera les clés de la formation du relief aujourd’hui. Explorez le massif.

Activités extérieures
Dans un cœur de nature, perché au-dessus des lacs d’Annecy et du Bourget, le massif des Bauges vous invite à une escale sauvage, pour une journée, un week-end ou un séjour plus long. Venez pratiquer la randonnée, les activités d’eau vive, l’escalade, le VTT, le vélo, la spéléologie … et l’esprit Geopark.

Se promener
A pied ou en randonnée, découvrez les Bauges pas à pas … Le Géoparc vous offre tous les chemins de découverte. Que vous soyez sportif ou marcheur contemplatif, un large choix d’activités de plein air vous attend pour découvrir, à votre manière, un massif unique. Qu’il soit sportif, calme, aérien, aquatique ou encore souterrain, choisissez votre façon de découvrir le massif des Bauges: elle vous fera certainement découvrir un lien inattendu avec la géologie du lieu. Localisation des canyons, des meilleurs sites d’escalade ou de spéléologie, le calcaire des Bauges a quelque chose à vous dire partout.

Le massif des Bauges vous propose des circuits de randonnées et des sentiers de découverte pour se promener, des sites d’exception pour se rafraîchir mais, les Bauges, c’est aussi un large choix d’activités à découvrir, ou de stations pour s’amuser.

Activités aquatiques
Pêche à la mouche dans des lieux sauvages, canyoning encadré par des professionnels ou baignade dans les deux grands lacs alpins, venez vous rafraîchir dans un dépaysement total.

Explorer
Des mondes souterrains aux pentes enneigées, en passant par les airs, le massif invite à l’exploration.

Les stations
Les 4 stations du Parc ont un lien fort avec le territoire. Leurs activités touristiques, pastorales et forestières garantissent la qualité des paysages qui s’offrent à vous.

6 villes aux portes du parc
A une demi-heure du cœur du Parc, les villes et les passerelles entourent le massif des Bauges, offrant aux habitants et visiteurs des services de qualité et d’autres possibilités d’évasion.

Chambéry, Ville d’art et d’histoire, offre un riche patrimoine historique, contemporain et culturel: visites guidées du centre-ville et des Musées, à la Maison des Parcs et de la montagne, au Château des Ducs de Savoie, au Musée Savoisien, la ville propose toute une gamme d’événements et de conférences. Quant à l’Espace Malraux Scène Nationale à Chambéry et en Savoie, il propose un riche programme culturel pour vos soirées … Enfin, vous pourrez découvrir la Maison des Parcs et de la Montagne.

Aix-les-Bains, Ville d’art et d’histoire, vous invite à partager sa douceur de vivre ancrée dans l’histoire, au bord du lac du Bourget; ville d’eau, à la fois reliée aux sources thermales et au lac avec une multitude de sports ou de détente. Venez découvrir la ville, les collections du musée Faure, flâner sur l’esplanade du lac, en passant par le jardin des vagabonds, assister au Festival Musilac ou aux Nuits romantiques … Vous ne serez pas déçu.

Albertville, ville d’art et d’histoire, ville olympique située au carrefour des vallées alpines, est une terre d’échanges et de rencontres depuis ses origines. La cité médiévale de Conflans, ses remparts et ses ruelles dominent la ville d’Albertville. Le Théâtre du Dôme, le Musée d’Art et d’Histoire d’Albertville-Conflans, la Maison des Jeux Olympiques en centre-ville et le Parc Olympique, devenu un espace de sports et de loisirs, vous accueillent.

Ugine, située entre le Massif des Bauges et le Val d’Arly, vous accueille avec de nombreuses animations, comme la Fête des Montagnes et son Musée des Arts et Traditions Populaires.

Annecy et son agglomération (Agglomération d’Art et d’Histoire), vous surprendront tout au long de l’année avec des Musées (Musée du Château, Palais de l’Ile, CITIA, ville de l’image en mouvement …), des espaces culturels (Bonlieu Scène Nationale …) ) et festivals (Cinémino, Festival du film d’animation, Festival du film italien, Noctibules …); Annecy et son lac valent vraiment le détour!

Rumilly vous conquiert avec son musée Notre Histoire et la saison culturelle du Quai des Arts. Cette ville, au cœur de l’Albanais, reflète un attachement particulier à la nature et à l’environnement et vous invite à découvrir ses arcades et ses vieux quartiers.

Hydrothérapie
Rien de mieux que de terminer votre séjour dans le massif des Bauges par une séance de bien-être dans l’une des villes thermales au pied du Parc.

Aix-les-Bains est une ville d’eau: eau apaisante et mystérieuse du lac et eau revitalisante et vitalisante de ses sources thermales. Cette eau aux vertus curatives, déjà connue des Romains, a attiré de nombreuses populations à travers l’histoire. L’hydrothérapie fait partie du patrimoine historique et culturel de la ville et révèle ses bienfaits au cœur d’une nature généreuse.

Challes-les-Eaux, station thermale et thermale, nichée dans la Combe de Savoie, aux portes des Massifs des Bauges et de la Chartreuse, entre lacs et montagnes, vous accueille également dans une ambiance propice au bien-être et à la convivialité.

Patrimoine gastronomique
Le massif des Bauges, terroir de qualité. Qualité des prairies, alpages, vergers ou vignobles. Chaque agriculteur travaille ici pour fabriquer un produit dont il est fier. Parmi tous les produits de qualité que vous rencontrerez, un certain nombre bénéficieront de la marque «Produit du Parc». Cette reconnaissance repose sur trois critères: l’origine locale des produits, la dimension humaine des exploitations et le respect de l’environnement.

Mon chéri
Miel de forêt, montagne, fleur, acacia, châtaignier, sapin … La diversité des paysages et des altitudes permet la production d’une belle gamme de miels. Les apiculteurs travaillent avec les agriculteurs pour vous proposer du miel de prairies fleuries, extrait et mis en pot dans l’une des seules mielleries collectives de France. A Bellevaux, une station de fertilisation travaille pour la préservation de l’abeille noire, une abeille locale.

Fromage
Dans les prés ou les pâturages, vous ne pourrez pas manquer les troupeaux de vaches Tarine, Abondance et Montbéliarde. Leur lait est utilisé pour fabriquer le produit phare, la Tome des Bauges (Appellation d’Origine Protégée). Mais aussi déguster le Reblochon, l’Abondance (Appellations d’Origine Protégées), l’Emmental, la Tomme et la Raclette de Savoie (Identifications Géographiques Protégées), proposés par les producteurs fruitiers et fermiers. Fromages de chèvre (dont l’Appellation d’Origine Protégée Chevrotin) et fromages de brebis vous sont également proposés dans une trentaine de fermes des villages et alpages.

Vins
Mondeuse, Chignin-Bergeron, Roussette … En Combe de Savoie, tous vos sens seront éveillés au milieu des villages et des vignobles accrochés à la pente. Visitez les caves de vignerons passionnés, et venez déguster avec modération des vins de qualité issus d’un savoir-faire authentique. En Combe de Savoie, le label «Vignobles et Découvertes» vous guidera pour de passionnantes découvertes sur les vins, les cépages et les paysages de ces coteaux ensoleillés.

Plantes aromatiques et médicinales
Épilobe, arquebuse, coléoptère, verveine, mélisse … Derrière ces appellations parfois méconnues se cache une gamme de plantes aromatiques et médicinales cultivées et cueillies dans les Bauges. Transformées en liqueurs, apéritifs, tisanes, sirops ou baumes, ces plantes reflètent toute la diversité des goûts de notre territoire. Les producteurs de safran se sont également installés dans les Bauges, perpétuant ainsi cette culture traditionnelle des Alpes.

Du boeuf
Les éleveurs de vaches laitières se diversifient en proposant du bœuf local. Viande savoureuse, issue d’animaux nés et élevés sur le territoire du Parc, entre prairies et alpages.

Pommes et poires
Les fameuses pommes et poires de Savoie (Identification Géographique Protégée) vous attendent, à manger au couteau, ou transformées en jus, effervescent ou cidre.

Activités économiques
L’agriculture, le tourisme, l’industrie du bois et un tissu dense de PME et PMI constituent les principales ressources économiques du massif.

Agriculture
Le parc naturel régional du massif des Bauges est une mosaïque de terres agricoles avec des espaces dédiés à l’élevage, à l’apiculture et à la viticulture. Le massif a ancré son développement agricole sur la valorisation d’un savoir-faire ancestral. L’économie du massif fonde l’essentiel de ses revenus sur huit produits qui ont adopté des signes de qualité:

Cinq ont une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC): Reblochon, Vins de Savoie, Abondance, Tome des Bauges et chevrotin proposés par les producteurs fruitiers et fermiers. Des fromages de chèvre et de brebis sont également proposés dans une trentaine de fermes des villages et alpages.
Trois ont une Indication Géographique Protégée (IGP): Emmental de Savoie, pommes et poires de Savoie et Tomme de Savoie.

L’agriculture a toujours porté la vie économique et sociale dans les Bauges. Il a contribué à la protection du patrimoine naturel du massif ainsi qu’au développement d’une biodiversité exemplaire.

Le monde agricole est une réalité forte: tout d’abord, c’est une présence visible grâce aux troupeaux de bétail dans les prairies ou les alpages.

C’est alors un atout économique puisqu’elle assure encore un gagne-pain à la population avant l’industrie du bois et le tourisme, avec 1000 agriculteurs actifs. Le massif des Bauges compte 24 000 hectares de terres agricoles, dont 6 000 hectares d’alpages. Le savoir-faire des agriculteurs a favorisé le développement de l’élevage laitier avec la Tome des Bauges comme produit emblématique. Cette dernière est une production en croissance constante qui a obtenu la reconnaissance de l’AOC.

L’agriculture est divisée par zones géographiques: à l’est, les vergers des hautes vallées cultivent des pommes et des poires. Au sud, les vignobles situés sur les coteaux ensoleillés de la Combe de Savoie révèlent les arômes subtils des vins de Savoie appréciés depuis l’époque romaine. Au centre, il y a des zones dédiées à l’élevage. Les troupeaux sont constitués de vaches laitières rustiques appartenant aux races pures Abondance, Tarine et Montbéliarde. La diversité des paysages et des altitudes permet de produire une belle gamme de miels. Les apiculteurs collaborent avec les agriculteurs pour proposer du miel de prairies fleuries, extrait et mis en pot dans l’une des seules mielleries collectives de France.

La profession agricole est très structurée et structurante pour le parc grâce à l’implication des agriculteurs dans le collectif tels que les groupements agricoles, les coopératives et les associations d’agriculteurs du parc naturel des Bauges.

Tourisme
Après l’agriculture, le tourisme et les loisirs sont l’autre grande source de richesse du massif des Bauges, tant en termes de revenus qu’il génère que de nombre d’emplois qu’il génère.

L’offre d’hébergement et d’activités touristiques est bien développée sur tout le territoire et comprend un large choix de pratiques, aussi bien en hiver qu’en été. Depuis près de trente ans, le développement du tourisme apparaît comme l’une des alternatives au déclin de l’économie agricole et à la crise locale de l’emploi. Aujourd’hui, grâce à la mise en valeur de son patrimoine culturel et naturel remarquablement préservé, le tourisme dans le massif des Bauges voit son développement assuré.

En fait, de plus en plus de touristes [réf. nécessaire], mais aussi des citadins locaux, viennent au parc naturel régional des Bauges car cette région est très attractive: paysages de montagne diversifiés, présence de deux grands lacs (lac d’Annecy et lac du Bourget), diversité des espèces. Les spécialités culinaires et les produits locaux contribuent également à l’attractivité du massif (fromages, vins, miel, charcuteries et charcuteries) ainsi qu’au patrimoine culturel.

Le massif des Bauges permet la pratique de diverses activités sportives aussi bien pour l’été que pour l’hiver comme la randonnée, le VTT ou l’équitation ainsi que l’escalade, le parapente, la spéléologie, le canyoning, la pêche en été. Les raquettes, le chien de traîneau, le ski Joëring et bien sûr la piste de ski et le ski de fond dans les quatre stations (Revard, les Aillons-Margeriaz, Semnoz et Sambuy).

Pour accueillir les touristes, de nombreux hébergements sont disponibles tels que des hôtels et des chalets (à Margériaz). L’installation d’un éco-bivouac sur le Semnoz permet également de sensibiliser les touristes à la préservation de l’environnement, en vivant en harmonie avec la nature.

Industrie du bois
Situé au cœur du sillon alpin, le parc naturel régional du massif des Bauges possède un contexte forestier favorable au développement de la filière forêt-bois, complète et dynamique. Elle influence fortement les activités locales et permet par exemple la création d’emplois.

Avec un taux de boisement de près de 60% et une superficie forestière de plus de 90 000 hectares, le territoire du parc bénéficie d’une longue tradition forestière. La partie publique de cette forêt (43%) est gérée par l’Office national des forêts et la partie privée (57%) gérée par deux groupes de propriétaires forestiers. La forêt est une ressource abondante pour la production de bois et de bois de feu (les prélèvements de bois sont estimés à 60 000 m 3 par an à l’échelle du massif). Il constitue également une protection contre les risques naturels, ainsi qu’un réservoir riche et spécifique de biodiversité (espèces et habitats patrimoniaux).

Les essences principalement présentes et travaillées sur ce territoire sont l’épinette, le sapin et le hêtre. Pour exploiter cette ressource, en 1960, un réseau de chemins forestiers a été développé afin de rendre une partie du massif accessible, principalement aux tracteurs forestiers (débusqueurs).

La diversité des métiers (sylviculteur, entrepreneur forestier, opérateur, ébéniste, charpentier, menuisier, tourneur sur bois, etc.) qui composent l’industrie du bois, contribue à la richesse culturelle du territoire. Le parc a identifié en 2014, 100 entreprises de la 1ère et 2ème transformation du bois sur les Bauges. La première transformation (scieries) est un maillon essentiel mais ne représente que 2% des activités du secteur tandis que la 2 ème (menuiserie, charpente, maison à ossature bois, etc.) constitue 73% de l’activité sur le massif. Malgré tout, 83% du bois récolté est récupéré en dehors du massif et la quantité de bois du massif des Bauges récupérée par seconde transformation ne représente que 21% des achats.

Par décret du 10 août 2006, le territoire du parc a été labellisé pôle d’excellence rurale pour les activités de transformation du bois. Treize entreprises, représentant 174 emplois, ont été impliquées dans le processus.

Reconnaissant ces avantages, le parc a montré une volonté de soutenir l’industrie forestière de manière massive depuis sa création en 1995 par sa charte, et en 2001 par un 1 er territoire à charte forestière. Une seconde charte forestière, couvrant la période 2009, a permis de développer des actions et des financements en faveur de la forêt et de la filière bois pour répondre à 4 enjeux majeurs:

Promouvoir une gestion forestière responsable et multifonctionnelle;
Développer la mobilisation des ressources locales en bois de manière durable;
Promouvoir localement la ressource bois;
Développer une culture forêt-bois avec tous.

Le renouvellement en cours de la Charte Forestière du Territoire du Massif des Bauges doit permettre de poursuivre les actions engagées telles que la cartographie des forêts à Haute Valeur Écologique, l’amélioration des services forestiers, l’accompagnement des collectivités et entreprises du secteur pour mieux promotion du bois local.

Le parc accompagne des projets, apporte un soutien aux entreprises, publie des documents d’aménagement forestier, mène des campagnes de sensibilisation mais ne gère pas les forêts de la zone.

Architecture et planification
Les caractéristiques propres à l’architecture des Bauges ne se limitent pas au canton du Châtelard et au plateau de Leysse. Des traits se retrouvent dans la région de Cusy, Saint-Ours, Saint-Offenge, dans la région albanaise et même dans l’ensemble de l’écluse de Chambéry.

De la localisation du village au choix des matériaux, la maison est imprégnée de différents facteurs: matériaux disponibles, activité agro-pastorale, environnement, climat, etc. Ainsi, l’environnement a dicté un mode de vie agro-pastoral organisé selon les saisons: un habitat à plusieurs niveaux d’altitude entre villages et alpages pour reprendre les fonctions de vie et de travail. Cette architecture, dans sa morphologie et ses détails, a réussi à composer avec la géographie du lieu.

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