Art européen du XVIIIe siècle, musée Calouste Gulbenkian

Calouste Gulbenkian, qui a longtemps vécu à Paris, a consacré une attention particulière à l’art français qui occupe une place d’honneur dans le musée. Les galeries du XVIIIe siècle réunissent les peintures de Nicolas de Largillière de Louis-André-Gabriel Bouchet (Cupidon et les Trois Grâces), d’Hubert Robert (deux études représentant les jardins de Versailles), de Jean-Honoré Fragonard, de Nicolas-Bernard Lépicié, Marc Nattier, Maurice Quentin La Tour, Nicolas Lancret (Galante) ainsi qu’un petit tableau d’Antoine Watteau, entre autres.

Il y a également des sculptures de Jean-Baptiste II Lemoyne, de Jean-Baptiste Pigalle, de Jean-Jacques Caffieri et de Jean-Antoine Houdon, auteur de la statue en marbre “Diane”, l’un des chefs-d’œuvre de la collection. On peut également admirer des tapisseries des Gobelins, de Beauvais et d’Aubusson et un ensemble de meubles d’époques Régence, Louis XV et Louis XVI créés par des artistes tels que Charles Cressent, Jean-François Oeben, Jean-Henri Riesener, Georges Jacob, Martin Carlin et Claude Séné. Les collections comprennent également des orfèvres, des œuvres des meilleurs orfèvres français tels que François-Thomas Germain, Antoine-Sébastien Durant, Louis-Joseph Lenhendrick, Jacques Roettiers et Henri Auguste, ainsi que des porcelaines de Sèvres.

Le 18ème siècle a également été honoré dans l’espace spécialement dédié au grand peintre vénitien Francesco Guardi, avec 19 peintures de vues (vedute) et “caprices” mêlant architectures réelles et imaginaires datant de 1760. Ce groupe, unique au monde, illustre Venise à l’époque de sa splendeur, de ses opulents festivals et de ses régates au fond du lagon ou du Grand Canal. Un de ses vedute attire particulièrement le projet Andrea Palladio pour le deuxième pont sur le Rialto.

Art décoratif
La section des arts décoratifs européens est introduite par les 16èmes tapisseries de Flandre et d’Italie. Parmi les œuvres françaises remarquables du XVIIIe siècle figurent des tapisseries des Gobelins et d’Aubusson, de très beaux ensembles de meubles ainsi que des pièces en argent ou en or.

Musée Calouste Gulbenkian
La Fondation Calouste Gulbenkian a été créée en 1956 par le dernier testament de Calouste Sarkis Gulbenkian, un philanthrope d’origine arménienne qui a vécu à Lisbonne entre 1942 et l’année de son décès, 1955.

Établie à perpétuité, l’objectif principal de la Fondation est d’améliorer la qualité de la vie grâce aux arts, à la charité, aux sciences et à l’éducation. La Fondation dirige ses activités depuis son siège à Lisbonne et ses délégations à Paris et à Londres, avec le soutien du Portugal dans les pays africains lusophones (PALOP) et au Timor oriental, ainsi que dans les pays dotés de communautés arméniennes.

La Fondation possède un musée qui abrite la collection privée du fondateur, ainsi qu’une collection d’art moderne et contemporain; un orchestre et une chorale; une bibliothèque d’art et des archives; un institut de recherche scientifique; et un jardin, dans une zone centrale de la ville de Lisbonne, où des activités éducatives ont également lieu.

Parallèlement à des activités culturelles, la Fondation remplit sa mission par le biais de programmes novateurs qui développent des projets pilotes et soutiennent l’organisation en offrant des bourses d’études et des subventions à d’autres institutions et organisations sociales.

Collection du fondateur
Le bâtiment qui abrite la collection du fondateur a été conçu par les architectes Ruy Jervis d’Athouguia, Pedro Cid et Alberto Pessoa (1969) pour accueillir environ six mille pièces rassemblées par Calouste Sarkis Gulbenkian. Il est situé au nord du jardin Gulbenkian.

Les galeries de ce bâtiment abritent environ mille pièces réparties en groupes correspondant à l’art égyptien, à l’art gréco-romain, à la Mésopotamie, à l’Orient islamique, à l’Arménie, à l’Extrême-Orient et, en ce qui concerne l’art occidental, à la sculpture, à l’art. du livre, peinture, arts décoratifs français du XVIIIe siècle et œuvres de René Lalique. La collection d’œuvres de René Lalique, que Calouste Gulbenkian a achetées directement à l’artiste, est considérée comme unique au monde pour sa qualité et sa quantité.