Chateau-Arnoux-Saint-Auban, Alpes-de-Haute-Provence, France

Château-Arnoux-Saint-Auban est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. 5ème ville des Alpes de Haute-Provence, elle compte 5500 habitants. Capitale du canton du même nom, elle est le centre-ville du Pays Durance Provence et de la Communauté d’Agglomération Provence Alpes Agglomération. Le château, qui abrite actuellement la mairie, a été répertorié à plusieurs reprises.

Château-Arnoux-Saint-Auban est situé en Haute Provence sur la rive droite de la Durance au cœur du département des Alpes de Haute-Provence. Accessible d’Aix Marseille par l’A 51 et de Grenoble par la Route Napoléon et l’A 51, Château-Arnoux-Saint-Auban est au carrefour de cet axe durancien et de la route Napoléon menant à Nice.

Le territoire de la commune est densément occupé dans l’Antiquité. Sa situation favorable sur les bords de la Durance et sur une route très fréquentée a motivé la création d’un château, du nom d’un de ses premiers seigneurs. Château-Arnoux reste un seul quartier rural jusqu’au début du XXe siècle. Sa situation éloignée des frontières, protégée des invasions des Alpes, et équipée d’une liaison ferroviaire, a motivé l’installation d’une grande usine de fabrication d’armes chimiques dans le village de Saint-Auban pendant la Première Guerre mondiale, qui change de visage.

Aujourd’hui, le nom de la ville prend en compte cette dualité, un village médiéval d’un côté, une ville industrielle de l’autre, dont l’usine Arkema court de nombreux risques depuis la première pollution de la Durance, mais apporte la prospérité à l’ensemble. ville.

L’histoire
La Durance était notamment à l’époque néolithique un lieu actif de commerce et de peuplement. Le site près d’Aubignosc en témoigne. L’époque gallo-romaine a fait de la Durance un axe majeur de communication. Par voie terrestre, avec la Via Domitia qui jouxte le territoire, par l’eau, la Durance était alors navigable. L’ancien port de Bourguet, à Escale sur l’autre rive, est un témoin remarquable.

Antiquité
Bien situé dans la vallée de la Durance, le territoire de la commune est densément occupé pendant l’Antiquité. Son territoire fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés avec les Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au II e siècle, ils se détachent des Voconces et forment une civitas distincte, avec son chapiteau Segustero (Sisteron).

Moyen Âge
Au Moyen Âge, le village occupait les hauteurs de Saint-Jean, à l’abri du passage redouté des troupes armées et des aléas et nuisances du fleuve.

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre bourguignonne, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand a conquis la région située entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc à nouveau brièvement de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, à se réconcilier avec le roi bourguignon Gondemar III, le régent Ostrogoth Amalasonthe lui rend ce territoire.

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1182 (Castrum Arnuphum), le village étant alors situé sur la colline Saint-Jean.

En 1129, le comte de Forcalquier Bertrand I de Forcalquier s’empare du castrum, qui appartenait à Entrevennes-Mison. Les habitants avaient refusé de payer l’albergue, profitant des guerres de Baussenque pour se prétendre soumis au comte de Barcelone. Au XII e siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon est possédée à Saint-Pierre-de-la-Durance, et perçoit des revenus.

Le 29 juin 1220, les accords de Meyrargues sont signés entre Guillaume de Sabran et Raymond Bérenger IV de Provence, à propos du comté de Forcalquier qu’ils contestent. Le nord du comté, de Forcalquier inclus jusqu’au Buëch, est allé au comte de Provence, moins quelques enclaves comme Château-Arnoux qui est resté à Guillaume de Sabran.

Le fief dépendait d’Agoult au xiv e siècle, avant de s’installer à Glandevès (xv e siècle) et la Foresta (xvi e siècle), et enfin à Lombard (qui ajoutent Château-Arnoux à leur nom). La communauté passa sous la veillée de Sisteron.

Les temps modernes
Le développement économique et le commerce conduisent au transfert du village vers la vallée, sa situation actuelle. Château-Arnoux était l’une des résidences de l’une des plus puissantes familles provençales, les GLANDEVES, qui construisit leur château.

Pendant les guerres de religion, les ducs de Lesdiguières et de Lavalette s’y réunirent en 1588, afin de pacifier la région.

Révolution et Empire
Pendant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes aux noms rappelant des souvenirs de royauté, de féodalité ou de superstitions, à les remplacer par d’autres noms, la commune change de nom pour Roche-Arnoux.

En 1793, le château est mis en démolition, même si les travaux ne sont pas terminés.

Cependant, les cinq tours ont été abaissées à ce moment.

19ème siècle
La mise en place du chemin de fer, le pont sur la Durance qui a remplacé le système de ferries, place Château-Arnoux dans l’ère industrielle.

En 1829, la construction d’un pont suspendu visait à doubler l’ancien pont de la Baume de Sisteron, plus en amont. Sa construction a été achevée en 1833, mais les chaînes de suspension se sont brisées lors du test de charge (avec 10 m 3 de gravier ensaché placé sur le pont). Il fut finalement mis en service en 1836; son tablier mesure 114 m de long.

Comme beaucoup de communes du département, Château-Arnoux avait une école bien avant les lois Jules Ferry: en 1863, elle en avait déjà une qui dispensait l’enseignement primaire aux garçons, dans la capitale. La même instruction est donnée aux filles, bien que la loi Falloux (1851) n’exige l’ouverture d’une école de filles que dans les communes de plus de 800 habitants. La commune bénéficie des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école.

20ième siècle
L’établissement dans la commune au lieu-dit Saint-Auban en 1916 de l’établissement chimique ALAIS-FROGES-CAMARGUE. Destiné à l’industrie de guerre dans cette Première Guerre mondiale. Ainsi est né l’un des principaux sites industriels alpins avec jusqu’à 2500 travailleurs au tournant des années 1970.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour préparer le débarquement en Provence, le 143th US Infantry Regiment relâche les villes et villages sur son passage, dont Saint-Auban et, par conséquent, Château-Arnoux.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Château-Arnoux-Saint-Auban. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à la consommation domestique. Cette culture est désormais abandonnée.

En 1959, le pont suspendu vieux de 123 ans est fermé, après avoir subi d’importantes réparations en 1899 et 1919. Il est remplacé par le pont-barrage de L’Escale.

L’installation de la ville a produit un complexe industriel autonome à grande échelle, une usine et une ville ouvrière. Incroyable creuset de nationalités, doté de tous les services d’un paternalisme industriel triomphant, la cité ouvrière de Saint-Auban a été pendant de nombreuses années un modèle dans ce domaine. Cet exemplaire en fait un modèle du patrimoine industriel du XX e siècle. Jardins de la ville, il structure le paysage urbain et les relations sociales d’une époque. Deux populations vivaient ainsi côte à côte sur le même territoire. La cité ouvrière de Saint-Auban et le village rural de Château-Arnoux. Deux populations aux aspirations et aux traditions divergentes participent à une mixité économique et sociale. Cette symbiose a été confirmée par le changement de nom de Château-Arnoux à Château-Arnoux-Saint-Auban dans les années 1980.

Aujourd’hui, la commune travaille au sein des communes de la Communauté de Moyenne Durance et du Pays Durance Provence à l’émergence d’un nouveau modèle économique alliant industrie traditionnelle et développement touristique. Pour cela, il s’appuie sur la qualité exceptionnelle de son environnement. La Durance et son lac, les collines de Haute-Provence sont devenues une destination reconnue pour la pratique des sports de pleine nature et l’observation de la faune et de la flore.

Héritage historique
Au bord du lac, il y a une promenade bordée d’arbres. Site ornithologique important. Le château est un site classé.

Château
L’hôtel de ville est situé dans un château Renaissance mais de style gothique, en partie classé et en partie classé monument historique. Il a été construit par Pierre de Glandevez, vers 1510-1515, le château étant achevé avant 1530, sur un ancien château fort. De l’ancien château, il y a encore des meurtrières bloquées et un artilleur dans l’une des tours. Il est accosté par cinq tours, deux rondes, deux carrées et une hexagonale dans laquelle se déploie un escalier monumental, de 84 marches ornées de sculptures Renaissance représentant des personnages mythologiques, sauf au premier étage, où le couple commanditaire (Pierre de Glandevès et Madeleine de Villemus) est représenté; les fenêtres sont à meneaux. Certains sont surmontés de tympans semi-circulaires, de style Renaissance, d’autres de simples pinacles à fleurons. Il appartient à la commune depuis 1947. La cheminée monumentale et la porte de la grande salle sont très richement décorées de plâtre. Il a été restauré en 1966 et 1979.

Rare exemple d’architecture Renaissance, le château a été construit par Pierre de Glandeves à partir de 1515. Il a encore les attributs d’une place forte: traces de mâchicoulis, meurtrières mixtes, ficelle et armes à feu.

Ses quatre tours de défense et son magnifique escalier lui donnent une belle apparence. L’escalier monumental est orné de sculptures mythologiques. La porte d’accès à la salle d’honneur est historiée. L’escalier, classé monument historique, peut être visité sur demande.

Les façades Renaissance présentent de magnifiques fenêtres à meneaux. On observe également les étonnantes souches en encorbellement des cheminées ainsi que les gargouilles particulièrement évocatrices. Depuis 1947, le château abrite des services municipaux dans l’une des plus belles mairies de Haute-Provence.

Le parc est organisé autour de sentiers équestres. Il est orné d’une fontaine adossée à la pente du terrain à cet endroit. Les terrasses sont aménagées grâce à des terrasses, et boisées de chênes, d’érables, de tilleuls et de châtaigniers. Avec son parc, il est classé site classé depuis 1951.

Architecture civile
Aux Petites Fillières, il y a un corps de ferme datant de 1667, voûté à arcades basses. A la Font-Robert, le grand mas aux toits à un seul versant, daté du xvii e siècle: il abrite actuellement un auditorium.

Des maisons en bois avec une structure porteuse interne en forme de boussole ont été construites en 1943 par Jean Prouvé et Pierre Jeanneret dans un lotissement. Deux d’entre eux, situés rue de la Colline, sont classés monuments historiques. Moulin à vent; pont de barrage.

Passage du canal de l’Oraison. Barrage de 445 m de long.

Un pont suspendu fut construit sur la Durance dans les années 1830: la décision fut prise en 1829, et le chantier dura jusqu’en 1833. Le tablier mesurait 114 m de long; mais les chaînes de suspension se cassent pendant le test de charge. Elle fut reconstruite plus solide et mise en service en 1836 ou 1837 avec un tablier de 118 m en une seule travée prise par la RN 85. Elle subit d’importantes réparations en 1899 et 1919, et ne fut fermée qu’en 1959 avec la construction de l’Escale pont-barrage.

La ville possède l’un des rares monuments aux pacifistes morts en France.

Village de Château-Arnoux-St Auban
Située sur la rive droite de la Durance, c’est la 5ème ville du département avec 5500 habitants. Les deux villages, Château-Arnoux à l’est et Saint-Auban à l’ouest, forment une seule commune. Castrum Arnulphi était probablement le nom du constructeur du 1er château fort situé sur la colline de Saint-Jean.

La Chapelle Saint-Jean (1667-1668) à 665 mètres d’altitude est accessible depuis l’office de tourisme par un chemin balisé. Mobilier contemporain et vitraux de l’artiste mondialement connu Bernar Venet. La chapelle est ouverte les mercredis en juillet et août de 16h à 19h. Tous les dimanches matin, il y a un grand marché provençal à Saint-Auban sur la place Pechiney. Jeudi après-midi de 15h à 19h, petit marché bio sur la place de la Résistance à Château-Arnoux.

Le prestigieux château a été construit par Pierre de Glandevès entre 1510 et 1530. Il abrite aujourd’hui les locaux de la Mairie. L’escalier à vis, classé monument historique, est orné de personnages mythologiques remarquables. Le parc du château est classé depuis 1951 «site naturel et monument», certains chênes étant aussi vieux que le château.

Patrimoine religieux
Le prieuré de Saint-Pierre-es-Liens, du xi ème siècle, classé monument historique est construit à proximité du cimetière. Certains murs de l’abside et de la porte restent du premier état. Actuellement, ces vestiges sont intégrés dans une villa.

L’église paroissiale, placée sous le nom de Saint-Bernard, et patronnée par Saint Pierre ès cravates, a été construite en 1634. La nef est voûtée à nervures et bordée de bas-côtés. Le clocher est une tour, construite contre le chœur, avec une flèche le long de quatre pyramidions.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste, construite en 1667-1668, possède une baie coiffée et deux voûtes. Il offre un beau panorama sur la vallée de la Durance et les Alpes.

L’église de Jésus l’ouvrier de Saint-Auban a été construite en 1938-1939 par Bénézech, où en 2007 le chœur venait d’être repeint en 3 tableaux d’inspiration locale.

Héritage culturel

Marché bio
Tous les jeudis de 15h à 19h Sur la place de la Résistance, producteurs locaux, vente de produits bio ou issus de l’agriculture durable.

Festivals et événements
Cette petite ville est le cadre de divers événements.

Manifestation culturelle: “Les Festives de Font Robert” en juillet.
Manifestation sportive: balade en VTT “La Jarlandine” en mai.
Événement gastronomique: la fête de l’Ami du pain, 1 er dimanche de septembre, nombreuses animations, expositions d’artistes régionaux, repas …
Marché aux puces: un samedi sur deux, Esplanade de la Résistance, organisation officielle et professionnelle
Dimanche matin, grand marché provençal traditionnel à Saint-Auban.

Espace naturel

Agriculture et agro-tourisme
Un plateau agricole relativement homogène dans le secteur du Plan. C’est la zone agricole la plus importante de la commune, qui présente une très bonne aptitude des sols (pentes basses, assez caillouteuses et fertilité assez élevée), de bonne qualité agronomique et irriguée. Son fort potentiel agricole et sa valeur paysagère font du Plan une zone agricole à préserver.

Une zone agricole aux Salettes, au sein de la plaine alluviale de la Durance, présente un fort enjeu touristique. Cette zone agricole, qui est en partie concernée par le projet d’éco-tourisme porté par l’Agglomération Provence Alpes.

Randonnée
La base VTT du Val de Durance est située à l’Office de Tourisme de Château-Arnoux, elle propose plus de 600 km de sentiers balisés. 28 circuits en boucle de tous niveaux, un circuit d’évolution, des ateliers de manoeuvrabilité … De nombreux sentiers de randonnées sont également disponibles dans la région. Des guides topo sont en vente à l’Office de Tourisme.

Autre façon de découvrir la nature et de faire du sport: l’orientation: discipline sportive ou activité de loisir, l’orientation consiste à trouver des repères à l’aide d’une carte et d’une boussole. Des itinéraires permanents sont en place à Château-Arnoux. Carte en vente à l’Office de Tourisme.

Plusieurs sentiers d’interprétation du patrimoine, accessibles à tous, sont également à découvrir.

Cyclisme
Cet itinéraire vous emmène de Château-Arnoux à Peyruis par un très beau sentier en pleine nature. Au départ de Château-Arnoux, c’est un très beau circuit avec quelques difficultés techniques, passerelles, ponts, longs bus, principalement sur des sentiers à voie unique, pur VTT.

Rocher d’escalade
Le Rocher est constitué de calcaire et évolue sur différents profils: dalle, vertical, dévers. La hauteur minimale est de 15 m et la hauteur maximale de 40 m.

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